Riquet à la houppe, oups .

Publié le par Joëlle Pétillot

Riquet à la houppe, oups .
Comme nous l'avons souligné il y a peu, les contes de fées sont équilibrants pour la gent enfantine.
Après avoir soumis à votre réflexion les cas de Blanche-neige, Cendrillon, petit Poucet et autre Peau d'âne, nous allons consacrer la présente conférence à un cas plus spécifique. En effet,  le personnage-titre n'a rien du Prince habituel en ce type d'occurence, (à savoir doté de toutes les grâces) : je vous parle de Riquet-à-la-Houppe.

Reconnaissez qu'avec un blaze pareil, déjà, ça démarre mal. 


Pourtant, vu sous un certain angle, le conte est trompeur : deux soeurs , l'une belle à tomber, mais avec l'intellect d'un poisson rouge; l'autre, physique plus ingrat, mais fascinant les messieurs par sa drôlerie, son intelligence percutante, et la finesse de son esprit. 


Lisant ceci, toute femelle a un large sourire. Pour une fois, le canon bâille d'ennui faute de courtisans, et c'est la moche qui chavire tous les coeurs. 

Youpi.

Evidemment, ça ne dure pas.

la Splendide a reçu le don de donner à l'homme qu'elle aimera la beauté qui lui manque.
Là, j'implore une pause. 

Les fées. Oui, les fées : dans les contes du même nom, elles ont tous les pouvoirs;
- transpormer les princes en crapaud,
- les grenouilles en pot de fleurs,
- les kangourous en statue de la liberté ...
Pas de limite.
Et là, pour une pauvre gamine qui n'en demande pas tant, le don de donner etc... 

C'est tout ?

A part une cuite sévère, on voit mal ce qui peut pousser une porte-baguette à distribuer ce genre de sort.

Autre chose: le prince, né difforme et contrefait, mais plein d'esprit (comme la soeur de l'autre) a reçu, devinez quoi, le don de rendre spirituelle la femme dont il s'éprendra.

Autrement dit, il ne peut que tomber raide-dingue... d'une demeurée.


Et il est censé être intelligent... On frémit.


Pour tout arranger, le charmant nabot tient son nom d'une mèche grotesque posée à la verticale en haut de son front princier. Ce qui fait de lui un genre de brouillon de Tintin. Enfin, un tintin normal, quand même. J'entends par là un être sexué, sensible au charme féminin, et non scotché en tout lieu par un insupportable clébard philosophe. 

Comme bien l'on pense, il se verra subjugué par une enveloppe vide aussi cultivée qu'une amibe, tout ça parce qu'elle affiche un bon 90-60-90 sous le vertugadin.

Fin joyeuse, comme disent les anglophones : chacun donnera à l'autre le petit plus qui lui fait défaut, et les deux convoleront dans la joie, tandis que la soeur dont l'esprit ne rutile plus, du coup, se terrera dans un lieu éloigné à l'indifférence générale, puisqu'elle est complètement tarte et que tout le monde s'en fout. 


C'est moral, çà ? 


Toujours les mêmes qui morflent.

Merci de votre attention. Notre prochaine séance sera consacrée aux contes d'Andersen : Ne pas oublier le Prozac. 






Publié dans Réflexions-fêtes

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Eric C 23/05/2017 22:46

L'homme est perfectible Joëlle.
(Présent de vérité + point simple pour se convaincre en l'écrivant)
J'ai adoré.

Bruno FortuneR 21/05/2017 16:42

Génial ! C'est positivement génial ! S'il te plait ,Joëlle, pourrais tu avec le talent qui te caractérise (ce qui n'enlève rien à ta beauté , je te rassure) faire sa fête à la comtesse de Ségur, cette kapo fasciste, qui n'a eu de cesse de torturé cette pauvre Sophie. Fais ça pour moi!

Joëlle Pétillot 21/05/2017 18:29

Je vais essayer, je te promets, Bruno. ;-)))

Katie 23/05/2015 09:30

Ah ah ah... tes baguettes m'ont bien embrouillées l'esprit, mais je devine tellement de joie à détourner le conte de cette manière, que je ne peux que m'esclaffer à mon tour.
Je crois que j'aime de plus en plus l'humour dans lequel tu trempes ta plume aiguisée d'une certaine dérision jubilatoire.
Un bon petit moment de détente ce matin. Promis, je reviens par ici.
Bonne journée
Cordialement
Katie