Carnets des lointains ailleurs -2-

Publié le par Joëlle Pétillot

Carnets des lointains ailleurs -2-

La divine parenthèse entre l'immense et le regard, notre œil-papillon de nuit attiré par la lumière, tandis que l'œil du dedans en curieux incontrôlable va chercher l'inconnu, la parole muette, au cœur du noir.

Carnets des lointains ailleurs -2-

Un or caché, une soie, la perfection des plis, le tout masqué à demi par deux panneaux embellis de reflets. En cet ici et maintenant, quoi penser de cette harmonie ?  De l'ordre choisi du tissu, des broderies devinées, des vitres-miroirs, où va la plus grande part de beauté ?

Il faut cesser d'y réfléchir pour le savoir.

               Gardons le regard nu, et le voyage aura lieu.

Carnets des lointains ailleurs -2-
Carnets des lointains ailleurs -2-
Carnets des lointains ailleurs -2-

Camphrier. Arbre omniprésent, sacralisé au point qu'on se refuse à le voir mourir. Celui-ci est posé à l'entrée d'un temple, où en haut nous attend une déité chère à mon coeur, kannon, l'Infinie Compassion.

Est-ce pour les murmures incessants qui montent à ses oreilles, le triste chant du monde bien enroué d'horreurs, la supplique éternelle du "prends pitié" déclinée dans bien des langues envers les mille visages de ce qui n'a pas de nom ?

Juste avant le portail, juste avant de fouler le sol, poser pas après pas son besoin de pardon sur la colline, juste avant, un silence vrillé dans l'air, une pénombre d'écorce. 

Une vie sourde, tordue.

Juste avant, il y a le cri de l'arbre.

Mais pas seulement. Plus tard, ailleurs... 

Carnets des lointains ailleurs -2-
Carnets des lointains ailleurs -2-

Un jardin, encore.

Une jeunesse de sève au port de danseuse . 

Non, les arbres ne souffrent pas toujours. 

Carnets des lointains ailleurs -2-
Carnets des lointains ailleurs -2-
Carnets des lointains ailleurs -2-
Carnets des lointains ailleurs -2-

La phrase encadrée d'orange est tirée du recueil de poésie d'André CAMPOS-RODRIGUEZ

Pour que s'élève CE QUI N'A PAS DE NOM

L'ardent pays

Celle du volet 1 : extrait du livre d'Alain NOUVEL

Au nom du nord, du sud de l'est et de l'ouest

Editions des Lisières

Publié dans Le rire du monde

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Bruno FortuneR 13/02/2017 08:05

Bon, déjà quand tu fais tous les commentaires ne nous laissant rien dans l'assiette et que tu arrives bon dernier après que tous les autres ont été jusqu'à lécher le plat qu'estquetu veux que je te dise? que 'est beau? et bien oui c'est beau , na!

Sage747 10/02/2017 01:50

Le camphrier est saisissant (me saisit en tout cas...)

nisette 30/01/2017 09:38

Quelle délicatesse !

Les caprices de Cachou 25/01/2017 17:00

Cette recherche d'harmonie, d'équilibre, dépasse l'idée même de la beauté. Cela vient chatouiller quelque chose du côté de l'âme ....

socha 24/01/2017 10:10

La longueur n'est pas une unité de mesure adaptée à l'âme; d'aucuns ont envisagé la grandeur (plus ubiquitaire), d'autres la beauté (trop subjective)...; mais revenons au trivial : ton dragon a, de toute évidence, avalé un bousier et hésite, va savoir pourquoi (?) au seuil d'engloutir la bouse !

Pata 24/01/2017 09:53

La lumière que tu a vu est belle à se rouler dedans... Celle que tu nous retranscrit donne envie de s'y lover.
J'ai beaucoup aimé ces pépites de phrases, nichées sous l'or et l'éclat des photos.
Celle des chiens et de l'absence de loup surtout !

Joëlle Pétillot 24/01/2017 17:10

Merci Stéphanie ! Ton oeil aigu et tes commentaires m'ont toujours fait un immense plaisir. A bientôt;

Nouvel (Mauron) 23/01/2017 15:33

Nous marchons avec toi, nous déambulons, nous découvrons ce qui, si loin, nous révèle un très proche, un profond auquel nous ne nous attendions pas. Tes phrases mêmes, sont sinueuses comme ces allées, entourées de piliers oranges, comme s'il avait fallu étayer le ciel. Et nous devenons énigmes à nous-mêmes, tant mieux.