Ludicozézette

Publié par Joëlle Pétillot

Ludicozézette

Ma bonne Zézette
Tu me demandes, en m'écrivant à une heure nocturne avancée des conseils de séduction: voilà qui me flatte et m'honore. Pendant ce temps, ton héros ronfle à fendiller un abri atomique, et je sais bien que ces moments de veille sont propices à une réflexion profonde. Oui, oui, profonde. Même si c'est de toi qu'il s'agit : la nuit n'est pas à un miracle près.

MAIS.

Si je comprends ô combien que les exigences démesurées de ton seigneur et maître concernant l'orthographe et les picodons te râclent la couenne, si je veux bien admettre la gêne qu'il y a à se balader au bras d'un type jaune canari, qui plus est à Luc en Diois (c'est pas possible, comment un bled peut porter un nom pareil ? )  si je suis de tout coeur avec toi sur les difficultés à assumer ton physique..comment dire... intermittent ?  Eh bien, il est une chose que je ne peux en aucun cas cautionner : ce dévolu que tu jettes  comme un mouchoir dans une cour, sur le seul être au monde qui ne soit pas mais alors pas du tout fait pour toi. 

T'es pas un peu malade d'aller proposer la botte au Castor ? 

Ils sont copains, ma loutte. Je te le rappelle. 

Même si de temps en temps, quelques horions filmés pour la gloire s'échangent entre les protagonistes, pour une raison toute bête, d'ailleurs: les deux appartiennent au genre masculin, les garçons se battent entre eux, c'est connu aujourd'hui plus que jamais, tandis que les filles font de la broderie. 

Oui, je sais, toi tu n'en fais pas. 
La taille des doigts. 
Pas adaptée.
 

La bague qu'il t'a offert, le Ryk, tu sais, celle que tu m'as fourguée en douce parce que le chaton en tour Eiffel ne te plaisait pas... j'en ai fait un tour de cou.♪♫♪♫♪♫ 


Ecoute, te savoir en peine m'afflige, je t'aime bien quand même, et ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir une copine qui croit que dans les avions il y a des aspirateurs à passagers en cas de problème. En langage courant on appelle ça des passerelles, mais tu refuses de l'admettre, alors... Je n'essaie plus. 

Un conseil, donc: 
Le Castor, tu oublies. 
Il ne me sera pas difficile, compte tenu de mes relations au Japon, de trouver un Yakusa qui accepte, si tu approches sa truffe à moins de deux cents kilomètres, de te couper un doigt, justement.

Autant garder ton Calamar. 
Par contre, si tu veux VRAIMENT le garder, il te reste une chose à faire, mais fais la vite : 

Apprends à lire. 


 

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