Ce nom

Publié le par Joëlle Pétillot

 

Il y aurait un lac délivré des cris

Les chants ne l’atteignent jamais

Dont la profondeur est vertige

Un lac froid sous la peau des hommes

Une tourbe où les pas s’impriment

Un lac dont la surface attire les reflets

L’oiseau traqué

La feuille endormie d’automne inscrivant sur les rives

L’incendie de sa mort

Voilà que s’étend ce qui nous tombe des mains

Tache sombre au plein front de l’ange

Alors seulement

On peut tenir l’enfer pour inconnu

Et prononcer ce nom

Cousu sur nos lèvres

Ce Nom

Qui toujours se tait.

Publié dans poésimages

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Hélène Py 14/11/2017 22:16

Ô fée lie, mais je n'ai rien dit. Devant tant de beauté-silence oblige.

Eric Costan 12/11/2017 06:51

Interdit à nos pas, à nos rêves, transformé sur ses rives par tant de mains, de regards égoïstes, l'esprit baigné de lumières nous refuse ses abysses tentaculaires.
J'ai gardé longtemps l'eau de ce lac entre mes cheveux et les souvenirs l'ont absorbée comme ce qui est: un trouble, une vérité.

Bruno FortuneR 09/11/2017 19:12

sans voix, ..............

Colette 01/11/2017 19:26

Je peux enfin prendre le temps de boire tes mots, de lire la photo. Enivrant de beauté.

Tixier 30/10/2017 15:21

Superbe!