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Publié par Joëlle Pétillot

 

Je suis énorme de tout ce qui me manque

dans cette vie d’où seules les routes ne sont pas absentes.

Chaque seconde me dépouille de ce qui reste

Le peu qui reste

Le rien qui reste

Je suis un presqu’humain qui avance nu,

plus que mon sang et mes tripes sur la route.

J’avancerai quand même, avec mes pieds transparents et ma maigreur

mon silence en bandoulière

parce qu’il faut ne pas avoir faim pour crier.

Je ne suis pas, je me survis

Et porte en moi toutes les morts absorbées par l’océan

L’océan ne devrait jamais absorber toutes les morts

c’est pourtant ce qu’il fait,

l’océan nourri par les ogres.

Qui pèsera la mienne, de mort ?

Sur quel plateau de peseur d’or ?

La monnaie sera rien ou presque

L’exil éteint tout,

l’exil efface.

Rien n’importe,

Je ferai un mort léger, même vivant.

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Hélène Py 02/02/2018 09:37

Moi, j'ai envie de mettre ça : "Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux." Un truc pas pour les chauves, évidemment...

Marie-Cécile Objectivement Nature 14/01/2018 10:17

Dans la mort comme dans la vie, il y a cette injustice humaine...

C.-L. Desguin 10/01/2018 05:07

Une poésie réaliste. A méditer.

Éric Costan 08/01/2018 21:52

Avec un tel champs lexical il ne reste qu'un abîme de plus abyssal.
Bravo Joëlle.

Francis Navlet 06/01/2018 18:49

Je suis...j'aime...j'avancerai quand même... parce qu'on m'aime et que l'idée même me permet de survivre.

Colette 06/01/2018 18:30

..................Je ne suis pas, je me survis

Et porte en moi toutes les morts absorbées par l’océan...........
Mais tout résonne *******