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À la croisée des hanches, des mains posées comme des barques. Un temps d’épaule où s’imprime le sommeil Un regard bleu-gris et ce qu’il reçoit d’azur L’été de ton œil parle Mon corps écoute

Sinueux le cri lent bégaye Sa part d’amour inachevé Au soleil bas les mots s’empourprent La mer, le fleuve-temps, La voix de toutes les rivières Le décalque de nos vies brèves Rien ne se tait Jamais vraiment Car il n’est de vrai silence Que dans l’as...

La fenêtre est tendue d'un fin rideau de pluie. La voix laboure un champs de bruine Tandis que sur mes lèvres En brise-bise S'impriment les dentelles de l'eau.

Je ne connais pas les ténèbres. Le noir tient dans ses profondeurs des fourmis d’étoiles et la lune aux mille visages, hantée d’une lumière qui n’est pas la sienne. Je ne connais pas le silence. Trop de chagrins et de joies humaines fauteuses de trop...

Le gisant drapé du sommeil des pierres, divisé par son épée, flanqué de la gisante mains jointes sur les plis d’une robe sage que nul ne troussa jamais. Et surtout pas le gisant : bien en peine. L’éternité serait un des noms de l’ennui.

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