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Publié par Joëlle Pétillot

Dédié à un Chôme, et aux mânes deToulet.

Lutine moi à l'...en vers

- Ne sois pas timoré

                              - Je fais ce que je peux

- Je me suis délacée

                              - C’est que je crains de ne…

- Je te veux audacieux

                              - Ce n’est pas ma nature

- Inventif et classieux

                              - Tétanisé, c’est sûr

- Je veux que tu m’embrasses     

                              - Je n’oserais jamais

- Je veux que tu me fasses…

                              - Pas de ça, s’il vous plaît !

 

- Je t’exige rustique

Comme un adolescent

Ne sois pas romantique,

Soudarde-moi, bon sang !

 

                              - Je suis une grande âme

                              Et tiens à le rester

                              Vous me lassez, madame

                              Avec vos âpretés

 

- Allez, point de vergogne

Et de lâcheté, point

Viens donc, et me besogne

Couchée dans le sainfoin…

                             

                       - Quand je dis non, voilà !

      J’aime à prendre mon temps

      Ce chemin est trop droit

      Pour les grands sentiments

 

- Lâche-toi, imbécile !

                              - Les insultes, c’est bas

- Je te veux indocile !

                              - Mais je le suis déjà

 

                              Ma réserve est blessante ?

                              Vous vous en remettrez

                              Je préfère l’attente

                              Ce n’est pas un péché

 

- C’est la première fois

Que je suis reboutée !

                              - Ce n’est pas la dernière             

                              Il faut bien débuter.

 

- C’est bon, je me rhabille

                              -Enfin, la bonne idée !

                              Quoiqu’à vous voir si fine            

                              Dans votre corselet

                              Je sens que quelque chose

                              En moi frémit soudain…

 

- Cette métamorphose

Arrive après la fin

Me voici boutonnée

Du haut jusques en bas.

                              - Tu es belle à tomber…

                              J’arrive, me voilà !

                              Je te voudrais lascive

 

- Trop tard, j’ai la migraine

                              - Insatiable et festive

                              Et que tu te déchaînes

 

- La peste soit des lents

Des pleutres abouliques

J’ai deux autres amants

Au toucher diabolique

J’en frissonne déjà          

                              - Reviens je t’en conjure

-Je ne reviendrai pas

                              -Je n’en suis pas si sûr

- J’en suis certaine, moi.

                              - M’en fous, j’attends quelqu’un

- Mais moi, quelqu’un m’attend.

 

Ça change tout, faquin.

 

 

                             

 

                             

 

                             

 

                             

 

 

                             

                             

 

              

                                                          

                             

                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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F
Dans une vie antérieure... oh oui !
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H
Faquin, Coquine ! J'aime quand tu délures l'écrit !
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P
Mutine, toi :)
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Y
Ah ce verbe soudarder !
Comme il sous-entend .
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C
Je vais aller me rafraîchir aussi, tiens.
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C
J'ai rien dit, suffisait de rafraîchir la page.
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C
Curieux, j'avais laissé des retraits et des sauts de lignes, dans ce com. Les balises html seraient-elles requises ? Pardon pour ce pavé peu digeste.
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C
Couchée dans le sainfoin,
Ôte ton saint-frusquin !
Sainfoin, voilà un de ces mots qui m'a toujours tiré des gloussements incoercibles, j'ignore pourquoi. Merci, ma Bou. Et le reste est à lavem... l'avenant.
Du coup je suis allé faire un ptit tour sur Google, histoire de ricaner encore un peu, et j'ai trouvé cette définition, qui expliquerait le manque d'enthousiasme du monsieur : "Les avantages et les limites du sainfoin, plante fourragère pionnière et mellifère au fourrage non météorisant."
Non météorisant, hu hu hu !
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S
Suis-moi, je te fuis, fuis-moi, je te suis.
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J
Ploie moi, je te chois...
L
A prononcer avec un fort accent québecquois...
Répondre
L
Un faquin, outre cette appellation péjorative à l'égard de quelque un, était un mannequin qu' utilisaient les lanciers pour leur entraînement. Il était donc outre les insultes à la clé, proprement enfilé et ce, à tire larigot. Voilà qui ne relève guère le rôle pour le moins secondaire du personnage masculin de ce délicieux dialogue. N'en déplaise au vénéré Paul-Jean (qui n'y verrait certainement pas offense) je rajouterais bien au script cette réplique célèbre du film "Fatal":
"Tape bien dans l'fond, j'suis pas ta mère."
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