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Publié par Joëlle Pétillot

Aller sans venue

Le vent encolère les arbres, 

les habille d'un grondement. 

L'ennui enlace délace revient donne à un corps absent les apparences d'une présence.

Quelque chose pleure

le long de ce rude quai d'où un train ne part pas.

Une annonce flotte en permanence

résonne comme un acouphène

parce que toujours

le vent dans les arbres contient la mer.

Petite, je dupais l'attente avec ça.

J'entends ce leurre comme une paix

mais elle fait mal. 

Cet appel, comme une torsion

côtes écrasées. 

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La joie est une dague

Un poinçon

Violent

Bref

Le coup assomme

Immense est la seconde qui suit

Les choses dilatées

Tournoient 

Le rire éclate tout en haut

Loin la crête du silence

Et la peau sur laquelle voyage la rivière

Finit par s'enfouir

D'une rive à l'autre jouent les lumières

Et puis

Plus rien. 

 

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M
apaisante la torsion gracieuse des volubilis, comme un baume pour le coup porté par la joie
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P
Entrée en gare de mots qui emmènent bien plus loin que le train absent...
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J
Merci ma Pata.
B
Dans vos poèmes, j'ai entendu le bruit de la mer dans les arbres et la joie qui éclate loin de la crête du silence. Beau voyage... Merci !
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B
C'est drôle, (ou plutôt triste,) comme les mots des uns font sourdre les souvenirs des autres. Ils me rappellent des souvenirs d'enfance que je te raconterai, un jour, peut être.
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C
************
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L
C'est absolument magnifique. Les mots sont coupés au cordeau et les images sont d'une justesse d'aiguille, elles piquent fort, jusqu'au plus infime repli d'enfance...
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E
J'aime cette opposition qui rapproche langueur et joie.
Maîtriser la joie est une quête.
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S
"Le vent dans les arbres contient la mer", puis "Loin la crête du silence" enlacent mon âme passante. Ta poésie enveloppe les mots et les nourrit.
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