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Publié par Joëlle Pétillot

Au moins essayer

Tes mots dans mes paroles

ton bleu dans mon azur

tes lignes dans ma main

ton air dans mes poumons

ton rêve dans ma nuit

ton sommeil sur ma veille

tes pas dans mes chaussures

 

tes pleurs sous mes paupières

tes ongles que je ronge

ta peau qui me démange

mon estomac rempli

lorsque tu manges

mes yeux noirs de tes cernes

tes dents dans mon sourire

tes ailes sur mon dos

mon âme dans ton corps

 

Convoquer l’amour dingue

sans mot d’excuse

 

Hermaphrodite

nos vies contre le temps

qui ne rend pas son sablier

 

 

Au moins,

essayer.

 

 

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Alain Nouvel 03/03/2021 19:49

Ton texte et SA photo, mais on se demande qui est celui à qui tu dis tu, si c'est ton Homme ou ton père, je pencherais pour la première solution mais, comme on dit, il n'y a pas de question indiscrète, seulement des réponses. Et puis, quelle idée de se poser tant de questions, il s'agit de celui avec lequel tu partages ton temps, tes jours, tes nuits. Alors, la réponse est "évidente". Mais j'aime me poser des questions inutiles, tu sais, ne serait-ce que pour rêver à des hypothèses impossibles. En tout cas, ton texte te ressemble, à la fois sensuel et prosaïque, rêveur et "terre à terre", bref, il a ce charme de la crudité poétique, qui me plaît. Et celui qui est sur la photo est un beau mec, à n'en pas douter. Excuse mes rêveries intempestives, c'est ton texte qui les a provoquées. Des bises.

Amélie 03/03/2021 10:42

La forme et les formes. L'un en l'autre chacun restant soi. Je ne sais comment tu fais pour l'écrire ainsi

Joëlle Pétillot 03/03/2021 17:03

Moi non plus...

Jean-Baptiste Ferrero 03/03/2021 10:38

joli texte...

Joëlle Pétillot 03/03/2021 17:05

Merci !

Marie-Cécile 03/03/2021 10:37

Symbiose, fusion ...
Belle description !

Bruno Fortuner 03/03/2021 10:08

Mon admiration sur tes vers!

Joëlle Pétillot 03/03/2021 17:06

Aah, alors, je ne touche plus terre. ;-) Merci mon Bruno.