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Avancer dans les cils rebelles des dunes au centre, une lumière brisée d'ailes le monde se regarde comme à travers une vitre mouillée les noms ricochent en faisceau Tombe alors le surnuméraire sous l'ourlet de la nuit grignoté d'aurore à coup de becs...

Mes premiers gestes avec toi attendaient ce passage de la maîtresse qui remplissait l’encrier depuis un contenant à la brillance grisée, muni d’un petit bec d’où s’écoulait la source violette qui donnerait ces courbe -rivières, bien posées ou le mieux...

Le sel m’a prise piqué la peau les lèvres serré la langue il mord dans la note des mâts qui balancent. Alors la vase ventouse sur la plante des pieds fait de chaque pas, chaque mèche qui danse chaque main râpée quelque chose aux senteurs d’algues tiède...

À chaque cil des archipels la soie de la déroute le satin des défaites une ombre diagonale l’île d’enfance revenue de près terre de longue mémoire posée à l’angle de l’espoir. *** toute une vie et au-delà dictée enroulée d’empreintes de pas *** Les oiseaux...

Dévoreur du vivant fol amant qui couche la terre sous son souffle jongleur meneur d’ogres chanteur sans tessiture une note, peut-être deux détrousseur de feuillus lanceur d’épines plaqueur vent voyou danseur de corde à linge, souleveur haut les jupes...

Bien sûr, l’enfance, les en-allés. Bien sûr l’écho qui se décolore Bien sûr le galop des aiguilles à coudre la pendule pour un temps de ravaude, veillons les déchirures, ourlons-les proprement. Bien sûr la joie, l’enfant voulu, le ventre qui palpite,...

Je suis le palmier d’Ulysse. Il y eut une envolée de tissu, de cheveux, de cris. Mes servantes ont fait claquer leurs voiles, nefs aux pieds délicats happées par le chemin. Me voici, seule verticale sur l’horizon de l’île. Tu marchais vers moi couronné...

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