Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

poesimages

La maison est petite mais le jardin respire et la lande le suit. La mer au bout donne au ciel le statut d'invité permanent. Le muret ne coupe pas la ligne de fuite ; l'échappée s'en trouve encore embellie. Le jour est gros de mille lumières, dont les...

Quand le passé fait sa tête de bois et reste là sans bouger timidité de la lumière elle entre à pas de louve franchit la douve des années les jours traînent marelle et ronde des pas sans résonnance mais présents mais là et bien là joli chant de poussière...

Les chemins s’embroussaillent il faut faire le poing pour avancer le garder haut pour déchirer l’azur la nuit aussi la nuit surtout ne rien savoir du « là devant » il doit rester mer il doit rester champ il doit rester ballet d’étoiles dont il importe...

L’orage habite la maison remplit les pièces de sa voix de pluie vague ma colère ce chant haché migraineux courbant les arbres dans leur soumission c’est sa beauté de plomb que j’aime cette nuit du jour les éclairs, c’est moi la foudre c’est moi le cri...

Dessin de Fred G. Fred G Je suis un amalgame d’où gicle la terreur, un monstre nu. Les cris de tous les morts par ma dévoration hantent les parois au noir du labyrinthe broyé de sang et d’os. Longtemps, les gardiens m’abreuvent et me nourrissent dans...

Qu’elle était belle, dressée au milieu du pré d’or droite et sombre ses pétales intrigants bleus de rayons l’oblique du soleil faisait d’elle un vase couleur du passage cri noir dans le silence brodé de vent. Les rires abolis de mes compagnes ont reculé,...

Haut, plus haut cacher sa faim d’orgueil s'élever comme une montgolfière avec ce qu’il faut d'indifférence féconde pour abriter ses voracités retomber vivante en plein vol et tabasser tout ce qui empêche. L'azur de joie, la récompense l'eau du chagrin...

Matins-grains aux ombres filantes mille saisons, mille chemins ce futur lourd qui m’enracine trop de possibles et je choisis l’immobilité le rêve ne console pas d‘une vie embryonnaire et provoque des regrets d’esquisse devant un tableau *** Sur ces routes...

L’azur caisse de résonnance pare au rebond des noirs oiseaux. La chanson rauque grignote la colline coupe le silence de soie en déchirures sonores. Un crépuscule horticole plante les étoiles pâles sans alignement l'aléatoire sourit de ces semis rebelles...

La lune blanche parle à la nuit une nuit belle comme le jour l’oiseleur a mis l’ange en cage alourdi d’inutile envol Le porteur d’ailes mâche et remâche la valeur déceptive d'une langue pétrifiée. En bas la pluie vernit les toits avec une douceur d’avril....

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>