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Dévoreur du vivant fol amant qui couche la terre sous son souffle jongleur meneur d’ogres chanteur sans tessiture une note, peut-être deux détrousseur de feuillus lanceur d’épines plaqueur vent voyou danseur de corde à linge, souleveur haut les jupes...

Bien sûr, l’enfance, les en-allés. Bien sûr l’écho qui se décolore Bien sûr le galop des aiguilles à coudre la pendule pour un temps de ravaude, veillons les déchirures, ourlons-les proprement. Bien sûr la joie, l’enfant voulu, le ventre qui palpite,...

Je suis le palmier d’Ulysse. Il y eut une envolée de tissu, de cheveux, de cris. Mes servantes ont fait claquer leurs voiles, nefs aux pieds délicats happées par le chemin. Me voici, seule verticale sur l’horizon de l’île. Tu marchais vers moi couronné...

Une rue banale poudrée de pluie qui broie les joues dépose sur le trottoir brûlé une sclérose en flaques une odeur de goudron monte en petite fumée s’ensuit un pressentiment d’automne dans les voix resserrées les corps penchés maladroits moins d’espace...

La mer m'entraîne dans ses bras de vagues au creux de profondeurs ignorées d’elle-même. Je suis tombé sans un cri, comme mes ailes. La chute était belle ; l’espace tient des villes, de hautes montagnes noyées de glaces, des ports ne sachant que le bleu....

D’une branche à l’autre du chagrin la rousseur s’éloigne et fait comme une entaille dans le dos. Les larmes qui ne viennent pas, rivière sèche ou torrent caché ? Il est joli, l’affût du deuil bondit, s’accroche retombe va vite à disparaître... remballe...

Que disent les serpents de ta tête, Méduse sur le noir de pierre de tes yeux le sang de blessures anciennes tapit ta bouche grotte-cri toujours ouverte Ils crachent l’air et le déchirent Méduse au visage souffrant la haine en toi que rien n’apaise palpite...

Une ombre peintre branche sur le blanc l'âme d'une seconde vivant brouillon tatoue l'immaculé qui bouge mais tout disparaît vite la lumière écrit sur une sculpture de vent et ils n'achèvent jamais rien.

Un bruit de page tournée coupe le silence en deux le vent plie le jardin sur quel fil le poser après ? Ici règne un calme zébré de moteurs. Dans mes oreilles survivent la voix des rivières les hivers feutrés de neige au-delà des vitres flammes aux bruit...

Éclusiers que nous sommes toujours à régler les niveaux remplir les parenthèses faire jouer les rouages l’amour viendra pile à l’heure du plus tard quelquefois ligoter la lumière relève de la magie mais ça marche quand on regarde l’eau. Patience, mon...

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